Pascal Amoyel

En 2010, Pascal Amoyel est récompensé par un Grand Prix du Disque décerné par la Société Fryderyk Chopin à Varsovie -aux côtés de Martha Argerich et Nelson Freire- pour son intégrale des Nocturnes de Chopin. Le magazine Classica - Le Monde de la Musique a accueilli cet enregistrement comme «un miracle que l'on n'osait plus espérer : tout simplement une version idéale, qu'on écoute bouche bée, en état d'apesanteur, ravi, au sens le plus fort du terme, par tant de beauté...».
En septembre 2009, le magazine Classica Le Monde de la Musique a sélectionné l'interprétation des Funérailles de Liszt par Pascxal Amoyel parmi les 4 versions de référence historique, aux côté de celles de Brendel, Zimerman et Horowitz.
Deux ans plus tôt, son enregistrement "Harmonies Poétiques et Religieuses" de Liszt a été élu par la chaîne Arte parmi les 5 meilleurs disques de l'année.
Personnalité hors norme née en 1971, Pascal Amoyel est révélé au grand public en remportant une Victoire de la Musique en 2005 dans la catégorie « Révélation soliste ».
Pascal Amoyel montre très tôt des aptitudes pour l’improvisation au clavier sans l'avoir encore étudié. A 10 ans, lorsqu'il débute ses études à l'Ecole Normale de Musique de Paris (classe de Marc André), il est très vite remarqué par György Cziffra qu'il suit en France et en Hongrie.
A 17 ans après un baccalauréat scientifique, il se consacre entièrement à la musique. Il obtient une Licence de concert à l'ENMP puis entre au CNSM de Paris (classe de Jacques Rouvier et Pascal Devoyon) où il obtient en 1992 les Premiers Prix de piano et de musique de chambre. La même année, il devient Lauréat des Fondations Menuhin et Cziffra, puis remporte le Premier Prix du Concours International des Jeunes Pianistes de Paris. Il se perfectionne auprès de Lazar Berman, Aldo Ciccolini, Pierre Sancan, Daniel Blumenthal, Désiré N'Kaoua, Jean-Paul Sevilla, Charles Rosen…
C'est le début d'une carrière internationale qui l'amène à se produire en récital sur les plus grandes scènes d’Europe -Philharmonie de Berlin, Cité de la Musique, Salle Pleyel à Paris, Bruxelles, Amsterdam…-, aux Etats-Unis, au Canada, en Russie, en Chine et au Japon, ou en soliste avec l’Orchestre de Paris (enregistrement d’un DVD), les Orchestres Nationaux de Lille, de Montpellier, l’Orchestre Symphonique de la Radio Nationale Bulgare, l’Orchestre Symphonique d’Etat de Moscou, l’Orchestre Philharmonique de Wuhan…
Il aime aborder des répertoires peu visités ou mystiques, et s'investit dans la création de formes nouvelles de concert. Il crée notamment le concert-théâtral "Block 15, ou la musique en résistance" (mise en scène Jean Piat) qui a obtenu un très vif succès et a fait l'objet d'une adaptation pour France Télévisions, ainsi que "le pianiste aux 50 doigts", d'après la vie de son maître György Cziffra.
Sa rencontre avec la violoncelliste Emmanuelle Bertrand est essentielle ; depuis 1999, ils forment un duo dont les enregistrements ont obtenu les meilleures récompenses : Cannes Classical Awards, Diapason d’Or de l'Année, «Choc» du Monde de la Musique, 10/10 de Classica...
Compositeur, Pascal Amoyel est Lauréat de la Fondation d’Entreprise Banque Populaire 2010. Il est notamment l’auteur du cycle «Job, ou Dieu dans la tourmente» et de «Lettre à la femme aimée au sujet de la mort» (sur des poèmes de Jean-Pierre Siméon). Il a collaboré avec des compositeurs tel Olivier Greif et est le dédicataire de plusieurs œuvres (El Khoury, Lemeland, Agobet…).
Professeur de piano et d’improvisation au CRR de Rueil-Malmaison, il s’investit également auprès du jeune public en publiant un ouvrage « Une petite histoire de la grande Musique » (bleu nuit éditeur). Toujours désireux de rendre la musique accessible au plus grand nombre, il a produit et animé sur France culture une série d’émissions intitulée « Une histoire de la Musique ».
Il dirige le festival Notes d’Automne, qu’il a créé au Perreux-sur-Marne.
Pascal Amoyel s'est vu décerner le Premier Grand Prix International « Arts-Deux Magots » récompensant "un musicien aux qualités d'ouverture et de générosité". Il est Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.